suivez-nous:
info@iggep.org / info.iggep@gmail.com +509 38 86 8888 / 55 46 0600

Bienvenue à l'IGGEP

Le sanctuaire de la gouvernance.

IGGEP est une institution moderne en Haïti avec des méthodes d'apprentissage adaptées à la réalité haïtienne. Nous promouvons des valeurs écologiques, éthiques, pour la formations des cadres et leaders de demain.

Commencez Commencez
A propos de l'université

Notre mission est ancrée dans l'excellence académique, l'intégrité, l'éthique et l'engagement communautaire. Nous voulons que nos étudiants comprennent l'importance de la responsabilité sociale et de la citoyenneté active.

Notre vision est de devenir le fer de lance de l'éducation et de la recherche en Haïti, en formant la prochaine génération de décideurs, de chercheurs et de citoyens engagés qui contribueront au développement durable de notre pays.

Notre Objectif

S'engager à offrir des programmes éducatifs de la plus haute qualité, à encourager la recherche pertinente dans nos domaines d'expertise, à promouvoir l'engagement communautaire, à collaborer avec d'autres institutions.

Articles

La violence comme mode d’expression politique en Haïti : enjeux pour la consolidation démocratique. SynthèsePublié le: 17-Apr-2026

La violence comme mode d’expression politique en Haïti : enjeux pour la consolidation démocratique.

La conférence-débat consacrée à la violence politique et à la consolidation démocratique en Haïti, animée par Dourason CHARLES et modérée par Jonathan MEUS, a permis d’explorer en profondeur les liens complexes entre violence et politique. L’intervenant a montré que la violence peut être appréhendée à la fois comme un mode d’expression politique et comme un obstacle majeur à la construction démocratique. S’appuyant sur des approches anthropologiques, notamment celles de Hobbes et de Machiavel, il a rappelé l’importance du monopole de la violence légitime par l’État et les enjeux liés à sa régulation. Les échanges ont porté sur plusieurs dimensions du phénomène, notamment la violence électorale, la militarisation de la société et le rôle des groupes armés illégaux en tant qu’acteurs politiques. La discussion a également mis en lumière la manière dont l’autorité politique définit et traite la violence en fonction de sa vision du monde et de ses objectifs en matière de consolidation démocratique. Dans une perspective historique et politique, les participants ont interrogé les dynamiques démocratiques en Haïti depuis 1986, en soulignant les fragilités persistantes du système. L’intervenant a insisté sur le fait que la compréhension de la violence dépend des conceptions anthropologiques sous-jacentes et que l’affaiblissement de l’État, notamment lorsqu’il perd le monopole de la contrainte légitime, favorise l’émergence de formes de violence concurrentes dans l’espace public. Par ailleurs, il a été souligné que la violence systémique révèle des failles structurelles dans la construction de l’autorité politique. Les stratégies visant uniquement à éradiquer la violence apparaissent insuffisantes si elles ne s’attaquent pas à ses causes profondes. En s’inspirant de Weber, l’intervenant a rappelé que le monopole de la violence constitue un fondement de l’État moderne, tout en soulignant les dérives possibles lorsque ce monopole est fragilisé ou instrumentalisé. L’analyse a également porté sur les différentes stratégies adoptées par l’État haïtien face à la violence : la répression directe, le contournement par la tolérance de zones de non-droit, et la délégation implicite de la violence à des groupes armés. Ces dynamiques interrogent la capacité du politique à produire de l’ordre, à former des citoyens et à imposer une vision cohérente du vivre-ensemble. Enfin, la discussion a permis de préciser les contours de la violence politique et son rôle dans les relations institutionnelles. Il a été avancé que la violence, sans être constitutive de la démocratie, peut néanmoins en être une expression dévoyée dans des contextes de crise. Les groupes armés ont ainsi été analysés comme des formes de gouvernance parallèle, tandis que la violence terroriste a été distinguée de la violence légitime par sa finalité et ses cibles. Cette conférence a ainsi offert un cadre d’analyse riche pour comprendre les enjeux de la violence politique en Haïti et les défis qu’elle pose à toute entreprise de consolidation démocratique.

Lire plus
CONFÉRENCE - DÉBATPublié le: 17-Apr-2026

La violence comme mode d’expression politique en Haïti : enjeux pour la consolidation démocratique.

Écoles publiques haïtiennes: entre gouvernance défaillante et stigmates sociaux OpinionPublié le: 16-Oct-2025

Écoles publiques haïtiennes: entre gouvernance défaillante et stigmates sociaux

Par : Orel Stheker VINCENT Diplômé en Gouvernance Locale Dans l’imaginaire collectif haïtien, l’école représente le levier par excellence de l’ascension sociale pour celles et ceux issus des milieux les plus modestes. Il n’est pas nécessaire de citer des noms pour se faire rapidement une idée de cette réalité. Bien qu’elle soit le déclencheur d’une transformation individuelle et, par extension, qu’elle contribue positivement à la vie sociale, l’école demeure souvent une impasse où seuls les meilleurs ou les plus chanceux réussissent à s’en sortir. Peut-on véritablement bâtir un système scolaire sur ces deux extrémités alors que l’école est censée être un espace de transformation individuelle et de cohésion collective, formant des citoyens responsables et engagés ? Comprendre le système « antonwa » de nos écoles revient à saisir la réalité du secteur éducatif national, marqué par la ségrégation et des rapports sociaux inégalitaires, comme l’a souligné le Docteur Jacques Abraham. Selon lui, les écarts entre les différentes écoles et les disparités sociales sont tels qu’ils engendrent des individus parfois étrangers à eux-mêmes et incapables de contribuer de manière significative au développement de leur pays. Dans le paysage éducatif haïtien, les écarts entre les écoles publiques et non publiques sont une évidence. Toutefois, au sein même des écoles publiques se cache une triste réalité même si elles incarnent à la fois l’espoir d’une éducation accessible et les limites d’un système en tension. À travers une étude comparative entre l’École Communale et Municipale de Pétion-Ville (ECMPV) et l’École Nationale du Guatemala (ENG), nous avons pu constater les disparités structurelles, administratives et sociales qui affectent la qualité de l’enseignement et la perception des gens de la communauté à l’égard de ces établissements publics. Ces deux écoles, bien que situées dans la même commune, illustrent deux modèles de gouvernance distincts: l’un sous tutelle de la municipalité, l’autre sous contrôle de l’État central via le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle. Cette dualité révèle les failles d’un système éducatif fragmenté, où les enjeux de financement, de stabilité administrative et de reconnaissance sociale se conjuguent pour façonner des trajectoires scolaires inégalitaires. L’analyse organisationnelle montre que l’ENG bénéficie d’un encadrement plus structuré, avec un personnel enseignant régulier et fonctionnaire de l’État central, des infrastructures relativement solides et une certaine régularité dans la gestion pédagogique. En revanche, l’ECMPV souffre d’une surcharge des effectifs bien plus grande que l’ENG, d’un environnement physique dégradé et d’une instabilité chronique du personnel enseignant, souvent nommé selon des logiques politiques locales. Cette précarité administrative, couplée à des salaires irréguliers (soit 10000.00 gourdes par trimestre) et à l’absence d’avantages sociaux, engendre une démotivation généralisée et compromet la continuité pédagogique. L’écart entre les deux établissements ne réside pas uniquement dans les ressources disponibles, mais dans la capacité des structures de gouvernance à assurer une gestion cohérente et équitable. Le concept de gouvernance éducative est central. Il ne s’agit pas seulement de gérer des ressources, mais de construire une vision partagée de l’école publique comme levier de développement local. Or, cette vision est souvent absente dans les écoles communales, où la planification est soumise aux aléas politiques et aux limites budgétaires des municipalités. À l’inverse, les écoles nationales, bien que confrontées à leurs propres défis, bénéficient d’une certaine stabilité institutionnelle. Cette asymétrie pose la question de l’autonomie des collectivités territoriales dans la gestion éducative et de leur capacité à mobiliser les acteurs locaux autour d’un projet scolaire durable. La perception sociale des écoles publiques constitue un autre axe majeur de l’étude. Les entretiens menés auprès des élèves et des familles révèlent une image souvent négative des établissements publics, perçus comme des lieux de relégation sociale. Le mépris institutionnel dont ils font l’objet se traduit par une faible valorisation des enseignants, une stigmatisation des élèves et une reproduction des inégalités. Les stéréotypes associés à l’école publique – manque d’enseignants qualifiés dans l’ECMPV, infrastructures délabrées de l’ECMPV– alimentent un cercle vicieux où la démotivation scolaire devient une conséquence autant qu’un symptôme. Cette perception sociale, loin d’être anodine, influence directement les parcours éducatifs et les aspirations des jeunes. Face à ces constats, nous proposons des pistes concrètes pour améliorer la gouvernance et l’image des écoles publiques. Il s’agit notamment de renforcer l’autonomie administrative des établissements, de diversifier les sources de financement, de mettre en place des mécanismes de reddition de comptes et d’impliquer les communautés locales dans la gestion de l’école. Des actions de sensibilisation sont également nécessaires pour revaloriser l’école publique dans l’imaginaire collectif. Ces recommandations ne visent pas seulement à corriger des dysfonctionnements, mais à réhabiliter l’école comme espace de citoyenneté, d’émancipation et de cohésion sociale. En définitive, cette étude souligne que la qualité de l’éducation publique ne dépend pas uniquement des moyens financiers, mais de la volonté politique et de l’engagement communautaire. L’école, en tant qu’institution centrale de la société, mérite une gouvernance transparente, inclusive et ambitieuse. La commune de Pétion-Ville, bien que confrontés à des réalités différentes dans les deux écoles, illustrent les défis communs d’un système éducatif en quête de sens et de justice. Pour que l’école publique devienne un véritable moteur de transformation sociale, elle doit être pensée comme un bien commun, porté par tous et pour tous.

Lire plus

Conseil d'Administration

Déus Deronneth

Déus Deronneth
Economiste

Président

Details
Franck Lauture

Franck Lauture
Juriste

Vice-Président

Details
Jean Odelin Casseus

Jean Odelin Casseus
Politologue

Directeur de Programme et des Etudes

Details
Roland Joseph

Roland Joseph
Politologue

Directeur des Relations Globales de la Recherche et de l'Innovation

Details

FAQ

Nous offrons un accompagnement personnalisé à travers des services de tutorat, des stages encadrés, des ateliers de développement de compétences, et des partenariats avec le secteur privé. Nos programmes sont conçus pour répondre aux besoins du marché tout en cultivant l'esprit d'analyse et d'innovation.

L'université s'engage à créer un environnement inclusif où chaque étudiant, quel que soit son parcours, peut s'épanouir. Nous avons mis en place des bourses d'accès, des programmes de sensibilisation, et des structures d'écoute pour garantir l'équité et le respect de toutes les identités.

Nous recherchons des profils passionnés, compétents et engagés dans la transmission du savoir. L'excellence académique, la capacité à innover pédagogiquement, et l'ouverture à la collaboration interdisciplinaire sont des critères essentiels. Nous valorisons aussi l'expérience terrain et l'implication dans la communauté.

Notre vision est de renforcer notre position comme pôle d'excellence académique et d'innovation. Nous visons à moderniser nos infrastructures, élargir nos partenariats internationaux, et intégrer davantage les technologies numériques dans l'enseignement et la recherche. L'objectif est de former des citoyens compétents, critiques et engagés.

La recherche est au cœur de notre pédagogie. Dès la licence, les étudiants sont encouragés à participer à des projets de recherche, à des séminaires et à des publications. Cela développe leur esprit critique et leur capacité à résoudre des problèmes complexes de manière rigoureuse.

Abonnez-vous à notre newsletter

Espace recrutement

Envie de faire une vraie différence ? Rejoignez notre université et contribuez à former les esprits de demain. Nous vous offrons un cadre stimulant, une mission valorisante et une équipe engagée. Postulez dès maintenant et devenez acteur du changement.

Postuler pour un poste a l'IGGEP